Acteur de la mode: Interview de Camille Montard

Camille Montard
Illustration de Camille (Par Hanie).

Aujourd’hui, dans notre série des acteurs de la mode, nous interrogeons Camille Montard, une diplômée de marketing de mode et vivant depuis deux ans à Séoul. Nous espérons qu’elle pourra vous apporter une autre vision des choses si par exemple, vous comptiez vous aussi vous installer en Corée ! Bonne lecture !

 

Q: Peux-tu nous faire un résumé de ton parcours ?

R: J’ai commencé par faire un BTS de modélisme, puis je me suis réorientée vers la stratégie commerciale et le marketing en effectuant un Master à Lyon 2 université en mode et création ! J’ai ensuite effectué un stage dans un bureau de conseil et tendance (Martine Leherpeur Conseil) et ça s’est super bien passé !

 

Q: Comment es-tu arrivée à écrire des articles pour Martine Leherpeur ?

R: Le bureau de tendance Martine Leherpeur était étroitement lié au Master que j’ai effectué à Lyon. Certaines directrices donnaient cours là-bas. A la base j’étais intéressée, au delà de travailler pour une marque, de travailler dans le conseil, donc dans un bureau de conseils et de tendances. J’ai effectué un stage chez eux pendant six mois pour mon Master, puis j’ai été embauchée chez eux.

Le projet de vivre et travailler en Asie, ça s’est fait comment ? Comment as-tu réussi à concrétiser ce projet ?
J’avais déjà le désir de vivre en Asie lorsque j’étais étudiante. Mon père travaillait beaucoup là-bas quand j’étais enfant donc j’ai été bercée par cette idée de l’Asie.

Cette boîte (Martine Leherpeur) avait une branche à Paris et à Shangaï. J’ai compris qu’il y avait possibilité d’avoir un stage peut-être, du coup j’ai dirigé mon mémoire de fin d’études vers une thématique de l’ordre de  “Comment en étant un bureau de tendance français, on pouvait exporter notre savoir-faire en Asie, et comment l’appliquer.” J’ai aussi pas mal travaillé avec Martine, la fondatrice de l’agence (à Shangaï). Pour différentes raisons (mais aussi le fait que je ne savais pas parler le cantonais), le stage à là-bas n’a pas été possible.

En parallèle, après mon stage, j’ai continué à travailler avec Martine sur des sujets touchants l’Asie comme les tendances à Tokyo etc … Puis j’ai commencé à travailler sur les tendances à Séoul. Ca fait deux trois ans maintenant qu’on s’y intéresse de plus en plus. C’est donc pour ça que ça a fait tilt dans ma tête. Je me suis dit que Séoul pouvait être une opportunité. J’avais une sorte de part-time job avec la marque Aesop, j’avais ce plan de travail, donc je suis partie sur un coup de tête, mais ce plan est tombé à l’eau. On ne m’a pas vraiment donné une réponse définitive.

J’avais mon master en poche et effectué un stage mais, au bout du compte, en France et même en Europe, il y avait beaucoup de personnes qui avaient le même profile que moi. C’était pas super attrayant et il fallait que je me démarque. C’est comme ça que je me suis dit “Pourquoi pas Séoul ?” Puis Séoul possède le working holiday visa ! Donc j’ai pu faire un an pour voir comment ça se passait et tenter réellement l’expérience. J’ai travaillé pour RE;CODE, une entreprise qui travaille pour Kolon Industries.

 

Q: Comment as-tu trouvé ce job chez RE;CODE ?

R: Le marché du travail est très compétitif là-bas, les sociétés fonctionnent par réseaux de contacts. C’est grâce à une amie, Sandra qui détient une marque de prêt-à-porter (maintenant orientée active wear) appelée SMK, qui est eco friendly (Ndlr; écologique). Elle m’a mis en contact avec certaines personnes, et grâce à elle, j’ai travaillé pour RE;CODE, la marque vitrine durable et écologique de Kolon Industries.

Q: Peux-tu nous présenter la marque RE;CODE ? Quelles étaient tes tâches et responsabilités ?

R: Il y a cinq ans, beaucoup de stocks invendus ont été jetés et détruits. L’idée de RE;CODE était de réutiliser ce stock pour en refaire des vêtements neufs.

J’étais l’assistante de la manager du marketing global, du coup c’était vraiment pour développer la marque à l’étranger, notamment en Europe. Je gérais tout le panel des détaillants et d’acheteurs, ainsi que tout ce qui était salon. J’étais aussi en charge du digital et d’instagram, et notamment des relations avec des influenceurs étrangers comme Sophie Fontanel  (journaliste et influenceuse française). On était une petite équipe donc je travaillais directement avec ma manager.

Wow, donc ils ont du être assez content de t’avoir pour les échanges avec l’Europe et la France ?

Oui assez ! On a fait une collaboration avec Henrik Vibskov (designer danois), et avec Andrea Crews (designer française), on aussi exposé chez “Merci” (concept store français) pour l’expo “imparfait” en janvier dernier.

 

 

Q: Tu as pu travailler en France et en Corée du Sud, y-a-t-il des différences au niveau de leur manière de travailler ? Quels sont pour toi  les avantages et inconvénients entre ces deux pays?

R: RE;CODE faisait partie de plus grand groupe. Le monopole des grandes marques tel que Samsung est énorme. Toute la vie coréenne tourne autour de ces conglomérats.

C’est une hiérarchie très verticale. A chaque décision, tu dois demander à ton manager, celui-ci doit demander au sien etc. Celui tout en haut à milles demandes dans la même veine et ça prends un temps fou pour agir et décider car il faut avoir l’approbation de “tout en haut”

J’ai aussi l’impression qu’il y a un petit problème au niveau de la présence au travail. Ils préfèrent, un peu comme en Chine ou au Japon, prétendre être au bureau très longtemps alors que la productivité n’est pas constante, plutôt que des heures de travail “moindre”, mais avec plus de rendement et productivité dans ces heures-là.

Q: Penses-tu qu’il est possible pour les étrangers de trouver une place au sein d’une entreprise coréenne malgré le situation tendue dans le pays ?

R: Pour mon cas, j’ai vu que la boite RE;CODE avait un côté éco-friendly et un impact positif socialement. Ils avaient un programme spécial qui permettait d’embaucher des étrangers pour six mois, un an ou un an et demi et qui m’a permis d’y travailler. Après la fin de programme, ils devaient donc m’engager via un autre visa mais ça n’a pas abouti.

La Corée s’est développée, économiquement parlant, avec une économie protectionniste. Il y a beaucoup de barrières à l’entrée pour les biens et les services, mais aussi pour le taux d’embauche. Je voulais postuler dans des groupes étrangers mais je suis tombée des nues. Même dans ce genre d’entreprise (Prada, etc ..) le staff était constitué presque exclusivement de coréens.

Q: Et donc en général et dans la mode, c’était dur de trouver du boulot?

R: La plupart des gens que je connais qui cherchent du travail (français ou coréen) ont trouvé du travail qui leur correspondait. Je n’ai pas l’impression qu’il y a un taux de chômage à longue durée énorme chez les jeunes, en tout cas au niveau de la mode. Il y a beaucoup d’offres qui tournent sur le site coréen de Fashionjobs. Vu que c’est une industrie créatrices, peut-être que dans d’autres secteurs ils sont plus touchés. J’ai aussi quelques amis qui ont monté leur propre boîte, que cela soit dans le graphisme ou dans des magazines. Donc je n’ai pas ressenti de “difficultés” personnellement.

Je pense aussi qu’ils arrivent tout doucement au bout de leur système de leurs conglomérats détenant le monopole. Ce système n’est pas équilibré, ils ont embauché énormément de gens au départ, et maintenant certaines de ces personnes partent à la retraire. Il y a un déséquilibre entre ceux qui partent et ceux qui recherchent du travail. Il y a une sorte de crise avec tout ces jeunes qui sont assez diplômés.

 Q: Comptes-tu rester en Corée du Sud pour le travail ?

R: J’ai trouvé une startup coréenne qui fait du conseil et qui a besoin de se développer, mais il y a eu un problème de visa: Je dois avoir un visa d’un an, et ils se sont rendu compte qu’avec leur statut d’entreprise, ils ne peuvent pas embaucher d’étranger (il faut un certain quota de coréens pour pouvoir embaucher un étranger).

Mais pour le moment avec eux, je vais à la Fashion Week de Paris et Milan donc je me réjouis. Ça fait 2 ans que je vis à Séoul et c’est intéressant d’expérimenter. Je me suis fait de bons amis, les musées sont intéressants, les soirées sont biens, il y a vraiment une chouette ambiance, mais il y a très peu d’étrangers, et souvent ceux-ci sont étudiants, donc ça vient et ça part. Par rapport à la société coréenne, on se dit tous “Wow, Séoul c’est le futur !” mais personnellement, je trouve que Il y a encore une sorte de gros conservatisme au niveau de leur mentalité, qui clash un peu avec ma vision des choses. J’ai peut-être une opportunité à Hongkong et je pense que là-bas sera plus facile car justement iI y a beaucoup plus d’étrangers.

Q: Tu as des exemples de ce genre de choc des cultures que tu as expérimenté ?

R: Oui, par exemple c’est hyper courant que des filles étudiantes en mode en Corée, n’aillent que dans des universités réservées aux filles. Il y a ce genre de système qui met les filles et les garçons de part et d’autres où il n’y a pas de groupes d’amis mixtes. Et il y a aussi le système de la femme au foyer qui est typiquement attendu dans un couple (pas tous, mais la mentalité tend vers ce genre de “cliché”).

Puis ce qui m’a toujours surprise sur les coréennes, c’est que quand elles vont dans un style, elles y vont a fond (Sac, Makeup, etc) ! Donc en Corée il y a plusieurs tendances qui vivent ensemble (genre streetwear hypebeast, Balenciaga shoes,) je les voyais tout les jour , ainsi que le marché de la contrefaçon tellement c’est géant. L’année dernière c’était Gucci et maintenant Balenciaga.

Ce qui me choque aussi, c’est la Séoul Fashion Week. Il y a un truc pas professionnel, ils ont genre des vieilles chaises en plastiques pour le public et les invités, des animations vidéos dépassées, alors que la ville de Séoul mets beaucoup d’argent dedans.

Q: Nous pensons que la Corée est encore jeune, et qu’elle n’a pas eu le temps de créer sa propre identité, les jeunes designers essaient de voir ce que font les autres. Il n’y a pas encore cette spécificité typiquement coréenne. Qu’en penses-tu ?

R: Les designers coréens (même s’il faut mentionner Blindness nominé pour le prix LVMH qui sort du lot) reste très commercial, il y a une sorte de manque de créativité, parfois c’est de la copie de designer qui existent déjà (Rick Owens, Vêtement). C’est surtout des vêtements que tu pourrais acheter et porter directement dehors. Je pense que les designers coréens ont encore besoin de maturité. J’ai l’impression qu’ils manquent de sens critiques et de créativité propre : Ils voient quelque chose de cool et qui marche bien, hop ils vont refaire la même chose sans prendre le recul de réinterpréter à leur façon. Mais même sur des marques qui défilent à la Séoul Fashion Week, il y a une sorte de négligence pour les finitions et/ou détails sur les produits. La qualité du textile et de la fabrication n’est pas encore top. Je pense que lorsque c’est des petites quantités, genre artisanat/façonnier, la qualité est vraiment là, mais dès qu’on augmente en nombre, la qualité diminue fortement.

Q: Beaucoup de jeunes gens aujourd’hui pense tenter l’expérience de la vie en Corée, avez-vous des conseils à leurs donner avant de se lancer ?

R: Mon conseil serait que si vous avez une envie, un rêve, que ça soit en Corée ou partout dans le monde, il faut y aller. Là où il y a une volonté, il y a un chemin. Si il y a vraiment quelques choses que l’on désire, on y arrive toujours. Il faut de la patience et de la persévérance.

Séoul reste une énorme capitale, il faut venir, avoir la niaque ,se faire sa place et se faire un réseau. La plupart du temps, les coréens sont assez contents de te faire découvrir la culture, peut-être du fait qu’il y a peu d’étrangers, donc il y a encore ce “truc” de curiosité d’avoir un ami étranger.

Après faut pas se leurrer, y’a une certaine forme de racisme qui existe aussi.

Il faut quand même avoir l’envie d’aller vivre là bas et être conscient que c’est assez éloigné de notre culture. Il y a justement cette histoire de visa Working Holiday, donc rester pour une période d’un an ou moins (et si vous avez entre 18 et 30 ans), c’est assez facile, profitez-en!

 

Unistella : Des oeuvres d’art sur le bout des doigts.

Je suis sûre (ne fais pas genre, je te vois) que tu as visionné il y a peu le nouveau MV de BLACKPINK, ‘뚜두뚜두 (DDU-DU DDU-DU).
Je te le remets ici car je ne peux pas m’en empêcher (première écoute, j’étais de marbre, à la deuxième écoute je me suis surprise à fredonner le ddu-du ddu-du).

Est-ce que tu fais le lien entre l’article et BLACKPINK ? Non, toujours pas ? Alors voilà :


Leurs manucures parfaites viennent de la nail-artiste coréenne du nom de Park Eunkyung, plus connue sous le pseudonyme d’Unistella.
Peut-être avez-vous déjà entendu parler d’elle grâce son compte Instagram @nail_unistella ou avez-vous déjà vu ses designs pour ongles : le « Shattered Glass Nail » (Ongle à effet verre brisé). Cette technique avait fait le tour des réseaux sociaux à l’époque 2015 (quand même, on vient de loin).

Park eunkyung - Glass nails

Les Glass nails ont l’aspect de morceaux de verre iridescent, et viennent tout droit de l’imagination de l’artiste, qui a essayé de recréer l’aspect intérieur d’une abalone en superposant plusieurs morceaux très fins d’un film holographique, le tout recouvert par une couche de top coat transparent.

On peut supposer que ce nail-art doit avoir un certain coût, mais n’ayez crainte, l’artiste Park Eunkyung a sorti certains de ses modèles (dont celui-ci) en version stickers en collaboration avec Modi, à appliquer directement sur l’ongle (En édition limitée à l’époque snif snif)

park-eunkyung-unistella-nail-art-glass-stickers



En mars 2018, Unistella a fait parler d’elle via le scandale avec l’entreprise “Sally Hansen”. En effet, le célèbre « shattered glass nail » en stickers cité plus haut, ainsi que certains autres modèles célèbres tel que le wire nail ou le diamond nail de Park Eunkyung, se sont vu être mis sur le marché par l’entreprise américaine “Sally Hansen”. Celle-ci s’est targuée de lancer une nouvelle ligne de stickers pour ongles appelée “K-Beauty Design Kit”.

Après qu’Unistella les a contacté, l’entreprise outre-atlantique lui a répondu par un message assez malhonnête : “ Le design que nous avons lancé de notre collection ne sont pas vos designs. Comme je suis sûr que vous le savez déjà, les formes basiques comme les coeurs, lèvres et lignes ondulées, ou design ressemblant à du verre brisé, ne peuvent pas être détenus par droits d’auteur”.

 

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Le kit est toujours disponible sur leur site, mais plusieurs points de ventes qui vendaient ceux-ci, tel que Target, ont retiré le fameux produit des rayons, après que les réseaux sociaux s’en sont mêlés. Beaucoup de stars, amis ou clientes de Park Eunkyeung telle qu’Irene Kim, lui ont apporté un certain soutien, mais aussi une chance de mettre en lumière médiatiquement le vol de ses créations

Ce qui rappelle beaucoup les différents cas des vols de designers par des marques commerciales telle que Zara.

Ici, les designs de l’artiste Tuesday Bassen et les pins de Zara :
Zara et Tuesday Bassen

Heureusement qu’à notre époque, la puissance (attention, je ne dis pas que celle-ci est toujours bénéfique) des réseaux sociaux ont permis de très vite exposer le vol des petits designers par de plus grandes entreprises.

 

Ce « scandal » n’a pas découragé notre nail-artist. Ses modèles ont été souvent portés lors des défilés de la Seoul Fashion Week et font souvent le buzz, comme au show de Steve J et Yoni P pour leur collection printemps-été où elle a créé ce modèle d’ongle où seule la base est colorée.
unistella pour Seve J Yoni P 2016
Ou alors ce modèle d’ongle transparent au bout pour le défilé de Mag&Logan qui a tapé dans l’oeil des médias en 2016 :
Mag&logan unistella

Mais cette année marque un nouveau pas pour la créatrice : Elle lance une nouvelle ligne de bijoux. Pour ongles. (oui, vous avez bien lu, des bijoux pour ongles !). Vous pouvez retrouver les modèles sur son instagram spécialement dédié 

Personnellement, nous adorons la créativité de cette artiste, ainsi que sa nouvelle collection que l’on trouve totalement canon. Sa fanbase sur Instagram ainsi que ses contacts avec certaines célébrités l’ont aidé à défendre son design contre les plus grandes entreprises qui, éhontément, volent à leur aise les idées de petits créateurs. Nous espérons vous avoir fait prendre conscience d’un fait souvent méconnu par la majorité des clients achetant dans des magasins “mainstream” tout en vous faisant découvrir la talentueuse Park Eunkyeung.

Et vous, que pensez-vous de ses créations ? Connaissiez-vous son travail ? Dites-nous tout en commentaire !

L’Empire Kwon : L’Idol G-Dragon sous toutes ses facettes.

Une des choses qui nous fait toujours sourire lorsqu’on parle à des gens qui connaissent un peu la K-pop, c’est que la plupart diront qu’ils ne sont pas fan du genre, mais que BigBang, c’est cool quand même (mais fais pas semblant, je sais qu’en vrai, tu t’enjailles sur Apink).

En plus de leur statut d’idoles internationales, les artistes de Bigbang jouissent d’une notoriété qui va au-delà de l’industrie musicale. Mais comme tu as pu le voir dans le titre, c’est sur une personne en particulier que nous allons nous attarder aujourd’hui.

G-Dragon, de son vrai nom Kwon Ji-Yong (권지용) a débuté sa carrière comme trainee (aka stagiaire) aux côtés de Taeyang (Dong Young-bae (동영배)) à la YG en 2000. Après l’arrivé de Top, Daesung et finalement Seungri lors du survival réalisé pour former le groupe , Bigbang débute avec le titre “First single” en 2006, mais c’est le single « Lies » en 2007 qui va vraiment lancer leur carrière et la renommée qui s’en est suivie. Celle-ci ne va pas se limiter à la Corée du Sud. Le groupe débute au Japon en 2008 et fera ensuite des tournées à travers l’Asie, l’Amérique et l’Europe (par contre je suppose qu’on peut toujours rêver de voir la YG family en concert en EU).

Durant sa carrière, Ji Yong se fait remarquer pour son sens de l’esthétisme et son affinité avec le monde de la mode. Le leader du groupe a d’ailleurs toujours eu un avis affirmé pour le choix de ses tenues.

  • que ce soit pour ses concerts

G-Dragon - Bang Bang Bang - TendanceK

  • Dans ses MV solo
G-Dragon - One Of A Kind - TendanceK.jpg
G-dragon – One of a Kind (+1 pour la veste Channel)

 

  • ou même pour ses apparitions publiques.

 

G-Dragon - YG Jeju Event - TendanceK
G-dragon durant l’event YG 2018 à Jeju-do

 

 

Au fil des années, son statut de Roi de la Kpop ainsi que son style décalé, va lui permettre de rencontrer le directeur artistique de la maison chanel, Karl Lagerfeld. Il devient alors ambassadeur masculin pour la marque aux côtés de Pharrell Williams et Brad Kroenig, et est régulièrement présent aux défilés parisien. G-Dragon a aussi donné un concert privé pour Channel, célébrant le lancement de l’exposition “Mademoiselle Privé” à Séoul.

Ici, son apparition dans une vidéo pour la campagne du sac Chanel GABRIELLE

Karl Lagerfield and G-Dragon
Moi aussi j’aimerais être pote avec l’un ou l’autre … Sad vie.

 

Mais la renommée de GD ne se limite pas qu’à lui seul. En effet, sa soeur Kwon Dami et sa collaboratrice Jessica Jung, ont ouvert en 2014 le concept store “Rare Market” qui jouit d’une reconnaissance internationale. Le concept store présente des pièces de jeunes créateurs coréens (Hyein Seo) mais aussi des marques internationales en vogue,  comme Carven ou encore Marine Serre, gagnante du prix LVMH en 2017.

 

 

 

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Ce concept store accueille aussi des évènements et/ou installations uniques telle que  “28”2”3”” sortie tout droit de l’exposition de Katherine Mavridis qui était présentée à l’Hôtel Particulier à New York en 2017 ou alors l’installation pour les 50 ans de la marque japonaise de lunettes Matsuda.

 

 


Fin 2015, le duo décide de lancer leur propre marque, We11Done. Dami et Jessica explique dans une interview pour Hypebeast, leur envie de créer une ligne de vêtement qui leur ressemble; rare et unique.

La même année, la pop star sud-coréenne décide de lancer sa marque de prêt-à-porter, Peaceminusone, en association avec  la styliste de longue date de Big Bang, Gee Eun.

G-Dragon et sa styliste Gee un
Kwon Ji-yong et sa styliste Gee-un

 

Au travers de cette marque les deux passionnés créent une ligne complétée de sweatshirt, short, pantalon, en passant aux chaussettes, ainsi qu’une de leur pièce distinctive, la casquette ornée de clips (de fer ou de laiton).

 

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Plus récemment, il a sorti une gamme d’écouteurs que l’on peut aussi porter comme un collier.

 



Cette marque, dont GD est le co-créateur et l’égérie, vient bien sûr avec un coût , dont les VIP (fans de Big Bang), ont vivement critiqué car assez cher.

 

 



Les prix sont légèrement supérieurs comparés aux concurrents dits “Grande marque”, en supposant que les produits proposés sont d’une très bonne qualité. (Nous n’avons aucun moyen de juger, mais si quelqu’un se décidait à nous offrir un produit, pour la science bien sûr, nous pourrions éclaircir ce point !).

Néanmoins nous déplorons un peu le manque de créativité derrière. Vu la réputation et le style de Kwon Ji-Yong, on pourrait s’attendre à des pièces un peu plus élaborées que des simples basiques avec Peaceminusone estampillé dessus. On espère que les prochaines collections seront à la hauteur de nos espérances, ou du moins assez travaillées pour élaborer une vraie critique.

Et vous, que pensez-vous de la carrière du  King of Pop made in Korea ? Seriez-vous prêt à acheter des produits de la marque Peaceminusone ou encore We11Done ? Dites-nous tout en commentaire !

Les Tendances K-Beauty 2018

Pour les fans de la Hallyu, et plus particulièrement celles qui aiment le maquillage, il va sans dire qu’elles ont toute connu le maquillage à la “ulzzang” (où l’utilisent encore à maintenant). Et bien aujourd’hui, je voudrais vous mettre à jour. Certain.e.s d’entre vous, j’en suis sûre, utilisent certaines tendances datant de 2012 ! Je suis là pour vous remettre vers le droit chemin. OUI, IL FAUT VIVRE AVEC SON TEMPS ! Petit point actu, la couleur de l’année, élue par Pantone, qui sera à l’honneur est “l’ultra-violet”.

La peau

La Corée du Sud étant le premier pays à avoir mis l’accent sur le layering et les différents soin de la peau, cela ne changera certainement pas cette année. Commencez toujours par une peau saine. Depuis 2017 et de plus en plus en 2018, l’hydratation est le point le plus important ! Celle-ci fait sa promotion via de nouvelles textures dites “rafraîchissantes” dans le monde du cosmétique : Des solutions apaisantes et refroidissantes comme Nature Republic qui met l’accent sur leur nouvelle ligne de soin de la peau  “Canada Whistler Line” et l’utilisation d’eau venant de glaciers du Canada ou encore la marque belif et son essence d’eau de Hongrie !

Le teint

Oui, on est toujours pas au stade d’accepter les peaux bronzées/halées comme le must have de cette année, même si certaines marques coréennes ont sorties certains produits élargies au niveau des couleurs de peau : Innisfree avec leur ligne “Matte Full Cover” et “Aqua Fit Cushion” couvrant 14 tons de peaux. “Malheureusement”, ce genre de produits pour peau foncée n’est valable que sur leur site américain.
En Corée du Sud, la tendance est toujours au plus pâle. Mais au lieu d’avoir un visage “plat”, on commence à utiliser le contouring pour structurer votre beau faciès. Le contouring coréen est légèrement différent de son cousin américain (en fait, il est juste beaucoup :  plus léger !). Pony (Beauty Guru, Trendsetter et aussi anciennement makeup artist de CL) utilisait déjà à l’époque le contouring qui n’était pas encore adopté par le grand public coréen. Des marques comme Etude House ont sorti des sticks de contouring (shadow + highlight) assez subtils appelé le “Play 101 stick contour duo

Le baking n’est pas inclus dans cette routine du teint car il donne un effet matifiant à la peau. Ici, l’effet glowy, wet, shiny est toujours tendance. La peau doit avoir l’air brillante et saine (et non pas brillante parce que vous avez trempez votre visage dans de l’huile tel un petit beignet), comme si vous sortiez de la douche.

Les yeux

Ca dépend dans quel contexte vous vous maquillez. Bien sûr le maquillage naturel des yeux reste très tendance, mais cette année, on ose la couleur. Les tons violets, prunes reviennent sur le devant de la scène, surtout que cette année, comme mentionné plus haut, Pantone a nommé l’ultraviolet comme couleur de l’année ! Préparez-vous à des maquillages qui se veulent « bold », ou alors à des déclinaisons plus douces et subtiles comme des tons violets – prunes (car bon, chaud de se ramener au bureau avec du violet flash sur l’oeil).

Vous pourrez appliquer en aplat la couleur de votre choix sur toute votre paupière mobile, un peu comme dans les années 80.  Sachez que les couleurs chaudes sont à privilégier (Orange, Rose, Rouge, Taupe, Prune mais aussi violet).
korean-makeup-trends-2018-eyeshadow-1
Si vous osez, essayez l’aplat de couleur vive avec un effet “mouillé” (Pour cela, utilisez une touche de baume à lèvre d’huile pour le visage ou encore du gloss transparent par dessus votre fard à paupières).

Le look “igari” (application de blush en triangle inversé en dessous de votre oeil pour donner l’effet que vous avez bu quelques verres d’alcool)

qui avait fait fureur au Japon et en Corée, laisse place cette fois-ci au look “punch blusher”. Oui comme si vous aviez reçu un coup de poing dans l’oeil. Pour recréer cela, appliquer votre blush au dessus de votre jeu en remontant vers votre oeil par le côté vers votre tempe.

Punch blusher
Punch Blusher

Les lèvres

Comme on l’a dit, le makeup naturel est toujours très présent donc rouge à lèvre rosé, corail naturel, un “tint” léger ou encore un “gradiant” (aka dégradé de votre rouge à lèvre, du plus foncé vers le centre, et se fondant avec votre peau vers l’extérieur).

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너무 예쁘당🙀💕🌸❤️💋

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Mais je veux vous parler de COULEURS donc je ne mentionnerai plus les maquillages naturels, on connait la chanson (Du corail, du taupe, du rosé léger) ! Cette année, on ose le rouge vif ou l’orange en Corée, mais aussi le fuschia, le prune et notre fameux violet !
https://www.instagram.com/p/BY8uc7mAJcQ/?taken-by=ponysmakeup

De plus pour 2018, l’effet glossy des lèvres refait son comeback (oui un peu comme nos gloss transparent du début des années 2000), vos lèvres aux couleurs vives seront en effet laquées.

Les sourcils

Il faut donner à vos sourcils une forme droite. Il y a une panoplie de crayons à sourcils ou encore de mascara à sourcils pour les dessiner et les remplir comme le nouveau crayon “Drawing eye brow « de Etude house, ou l’ “eyebrow cushion Cara” de Laneige
Attention, restez léger. Ca ne doit pas être des rectangles droit, vous pouvez légèrement donner une forme et faire l’esquisse d’un arc vers la fin. N’ayez pas trop la main lourde et utilisez une couleur qui est plus clair que vos cheveux (Sauf si vous les avez blonds, là il faut faire l’inverse.)

BONUS

Le glitter en accessoire. Que ça soit une application pailletée ou en tant que strass à différents endroits du visage, si vous l’osez, faites vous plaisir. Cette tendance japonaise appelée “kira kira makeup” s’est propagée il y a quelques temps en Corée, mais aussi petit à petit jusqu’à notre continent.

https://www.instagram.com/p/BevNe44lXaN/?taken-by=ponysmakeup

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Alors, avez-vous déjà adopté ces nouvelles tendances mes petits trendsetters ? Laquelle pensez-vous pouvoir appliquer dans votre morning routine ? On attends vos retours (et vos petits selfies K-beauty !).

Crédit photos :

Dailyvanity
Femalemag
Vogue Korea

Ecrit par Léna

 

Acteurs de la mode : Interview de Sophie Dupuy – CEO de K-trend agency

Mannequins, stylistes, make-up artistes, …. Ils sont peut-être pour certains les premiers acteurs qui leur viennent à l’esprit quand on parle de l’industrie de la mode. Il ne faut pourtant pas oublier ceux qui ne travaillent pas forcément sous les feux des projecteurs. Dans cette série, nous allons vous présenter et vous mettre en lumière certains métiers dans l’industrie de la mode. Notre première interview et article de cette série se passe avec Sophie Dupuy, française, expatriée en Corée du sud et directrice d’un bureau de style “K-trend agency”.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un bureau de style (ou “bureau de tendances”) ?

Un bureau de style est une entreprise spécialisée dans l’analyse, et l’anticipation des tendances. Il se charge donc d’être constamment en avance, observer et décortiquer ce qui se passe lors des défilés, dans la rue, sur les réseaux sociaux etc. Ils créent parfois des cahiers de tendances où ils classent différents style à venir. Chaque style (pour la mode) contient un type de femme, des matières, imprimés et couleurs, ainsi que les différents coupes possibles pour certaines pièces et une ou plusieurs silhouettes “phares”. Ces cahiers peuvent couvrir des tendances allant de un, deux, voir dix ans dans le futur, et sont vendus à des professionnel.le.s.
Le bureau de style peut aussi de choisir de collaborer avec une marque ou entreprise et établir avec eux, leurs plans de collections suivant les tendances.

Après cette petite interlude informative, nous rentrons dans le vif du sujet avec notre interview avec Sophie. Il y a des termes marketing/mode dans les réponses, vous trouverez donc, pour ceux qui n’y sont pas habitué.e.s, un petit lexique à la fin ! 🙂

sophie dupuy
Sophie Dupuy, CEO de K-Trend

Pouvez-vous nous donnez un bref résumé de votre parcours ?
Après 15 ans passées dans la mode, notamment à la direction artistique de marques de prêt-à-porter, j’étais de plus en plus fascinée par l’effervescence créative asiatique, à Séoul en particulier où je multipliais les déplacements.

Pourquoi avoir choisi la Corée du Sud pour y travailler ? Ou pour y vivre ?
Séoul est une bonne synthèse entre le Japon – pour son audace créative et sa maîtrise du branding* – et la Chine – pour son sens du commerce et de la copie. Ce mix fait de la Corée un marché particulièrement inspirant!
Quand l’opportunité de m’installer ici s’est présentée, j’ai sauté sur l’occasion et créé mon bureau de style, K-Trend.


Pouvez-vous nous présenter “K-trend Agency” ? Quels sont vos tâches et responsabilités ?
K-Trend est un bureau de style qui réalise des prestations sur-mesure pour des clients, français essentiellement. Ma démarche est d’enrichir l’inspiration des marques  par un benchmark* greffé à la créativité coréenne, tout en respectant leur ADN.

Comment se passe un projet ?
C’est très variable car l’enjeu pour moi est d’intégrer leur process avec flexibilité, pour que mon apport soit le plus efficace possible. Donc je m’adapte: cela va de la veille de trends reports* à des shoppings personnalisés, en passant par du travail de plateformes identitaires (travail sur l’identité de la marque).

Comment trouvez-vous l’inspiration
? Est-ce que vous devez observer ce qui se passe sur le net et/ou dans la rue sous un autre angle ?
C’est une veille permanente, car tous les domaines se nourrissent: les passerelles entre secteurs sont très fortes! Je couvre bien sûr la fashion week, mais ce qui m’inspire le plus ici est la tendance de la rue, et je reste en permanence à l’affût de tous les nouveaux lieux (concept stores, restaurants, expos…).

Pour quel genre d’entreprise travaillez-vous ?
Mes clients sont essentiellement dans les secteurs de la mode femme, enfant et la beauté: tous ces secteurs sont ici particulièrement dynamiques!

Que pensez-vous de la relation actuelle entre la France et la Corée du Sud ? Est-ce que celle-ci influence votre travail au quotidien ?
Ce n’est paradoxalement pas un sujet dont on parle beaucoup ici. Il n’y a pas d’impact direct sur mon travail, si ce n’est pour les Coréens une urgence à innover, qui est un des moteurs de leur incroyable développement économique, et qui reste aujourd’hui source de créativité.

Au fil des années, la Corée est devenue l’un des berceaux des tendances du Sud de l’Asie. Pensez-vous que c’est toujours le cas et dans quel mesure ce phénomène évolue ?
Plus que jamais! La génération des trentenaires actuels est la première qui a grandie avec un sentiment de liberté économique, ce qui a débridé son audace créative, et ce qui fait de Séoul aujourd’hui le laboratoire le plus pointu du continent asiatique! À mon sens ce n’est que le début: après une phase de réinterprétation des tendances occidentales, la Corée est en train de se réapproprier sa propre histoire, ce qui pourrait rendre la K-Pop beaucoup plus dense culturellement. C’est vraiment un marché à suivre de près…

Chez Tendance K, on est très curieuse vis-à-vis des micro tendances du pays. Avez-vous des prévisions pour les prochains mois, voir années ?
Vaste sujet! La constante à Seoul est un travail de R&D* sur les volumes, ce qui donne en ce moment des jeux de disproportion très contrastés: la silhouette est comme noyée dans des volumes oversize.
En terme de dégaine, le porté bandoulière est un incontournable.
Et en beauté, une tendance qui m’amuse beaucoup est l’appareil dentaire qui s’impose!


Lexique
Branding : Gestion de l’image de la marque de l’entreprise.
Benchmark : Le benchmark est l’observation l’analyse des pratiques marketing utilisées et des performances atteintes par d’autres entreprises concurrentes.
Trends reports : Comptes-rendus des tendances, généralement par saisons.

Notre rencontre avec un culte à Séoul !

Bonjour ou bonsoir !

Aujourd’hui, on vous propose un article différent de la ligne éditoriale. C’est une expérience qu’on aimerait vous relater, vu que on ne nous a jamais averti de cela avant de partir en voyage là-bas, et que maintenant nous nous chargeons de le raconter à notre entourage qui déciderait de voyager à Séoul.

Il faut vous remettre dans le contexte de cet été 2017. Voici le topo : Nous voyageons à quatre en Corée du Sud en ce mois de juillet. Hanie et sa petite soeur (Nath), ma petite soeur (Mali) et moi. Nous avions grosso modo une semaine à passer à Séoul, une autre à Busan, quelques jours à Daegu et puis une dernière semaine à Séoul avant de retourner en France/Belgique. (Oui en fait c’est un bon détail les dates).

Nous débarquions fraîchement sur le sol séoulite et nous attendions une amie belge, Fanny, qui elle, voyageait en Chine mais a décidé de nous rejoindre pour quelques jours à Séoul. (Vous nous suivez toujours ?).

Ce jour là, il faisait très chaud. Hanie et ma petite soeur sont parties se reposer dans notre Airbnb, et Nath et moi, avons continué à nous balader dans Hongdae (ou plutôt, à continuer notre folie dépensière qui nous fera mordre nos doigts par après – mais ça c’est une autre histoire), afin de pouvoir réceptionner Fanny qui atterrissait à Incheon et qui prenait le train jusqu’à Hongik Station, pour pouvoir l’amener à notre Airbnb et déposer sa valisette.

En rentrant de StyleNanda, nous nous faisons accoster par deux coréens. Une fille dans la vingtaine, ainsi qu’un jeune garçon. Ils nous ont demandé à Nath et moi, après avoir vu notre sac “Stylenanda”, la direction vers le magasin. Nous leurs avons expliqué bien gentillement, puis ils ont entamé une conversation très naturelle avec nous. Ils nous ont dit que c’était parce qu’une de leurs amies “étrangère” était fan de cette boutique, et ils se sont demandés s’ils pouvaient lui rapporter quelque chose de là-bas. On leur a ensuite demandé s‘ils venaient de Séoul même. “Non, on habite à Incheon. On vient juste certains weekends ici, pour aider un groupe de jeune etc.”.

Super sympas. Ils nous ont demandé si on connaissait la Kpop, certains K-shows (on a eu une bonne discussion avec le jeune homme concernant Show me the money), et si la culture nous intéressait.

Ils nous ont demandé si cela nous intéresserait de pouvoir vivre une expérience chouette en portant des Hanboks (Mes chers lecteurs, le mot “hanbok” doit être un signal d’alarme) et découvrir la culture coréenne etc avec des coréens. Tout cela gratuitement pour les touristes étrangers. C’était justement le groupe de “jeunes” dont ils faisaient partie et les activités se déroulaient dans un bâtiment près d’une station de métro (Très éloigné de notre airbnb bien sûr). Celles-ci commençaient le jour même dans une heure ou deux. Est-ce que j’ai déjà mentionné qu’ils étaient super gentils ?

Mais aller dans un endroit dont on avait jamais entendu parler, avec des gens que l’on connaissait depuis vingt minutes, c’était pas super engageant mais YOLO, on était réticentes mais on se sentait mal de refuser leurs offres. Ils étaient prêts à nous attendre près de la station de métro de notre airbnb afin de nous amener au lieu des “festivités”.

Nous les avons prévenus de la venue de notre amie que l’on devait d’abord réceptionner et amener à notre appartement. Donc on s’est échangé nos Kakaotalks (don’t judge me), et nous leurs avons dit à tantôt (ou à plus tard pour nos ami.e.s français.e.s)

Fast forward, on en a parlé à Hanie et Mali via messenger, elles étaient tombées des nues en apprenant notre petite aventure. Lorsque Fanny est arrivée, nous lui avons raconté qu’on allait directement rencontrer des coréens qui nous feraient porter des Hanboks et tout le tralala. Elle n’était pas rassurée non plus. Mais on s’est dit qu’on était cinq, et on a déjà vécu à Liège, Bruxelles, Barcelone, Paris, on était rôdées aux voleurs et agressions, qu’est-ce-qu’il pourrait nous arriver ?

On les a rejoint après avoir débattu dans l’appartement s’il fallait y aller ou non. Après une demi-heure de rafraîchissement de visages (parce que c’était plus possible avec la transpiration), nous nous sommes déplacées jusqu’à la station de métro Sincheon. On les a rejoint beaucoup plus tard que prévu, et ils nous on dit que nous allions être en retard pour les activités.

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Les conversations Kakao avec la fille du duo. Il faut rajouter huit heures pour avoir l’heure de Séoul. Donc on les a rencontrés vers 16h comme vous pouvez le constater.

 

 

Sur la route nous avons papoté avec eux, assez naturellement. Ils nous ont amenées dans une station de métro pas touristique du tout, nous avons marché dans une rue parallèle et sommes arrivées dans un bâtiment où nous avons pris l’ascenseur. Arrivées en haut, il a fallu passer une porte menant à des escaliers donnant sur le toit. Je me souviens très bien de ça car on arrêtait pas de parler français en essayant d’avoir un ton enjoué pour ne pas faire comprendre que l’on se faisait caca dessus quand même un petit peu. “Heu le laissez pas être le dernier dans la file, imaginez ils nous enferment dans une salle” “Soyez sur vos gardes !”.

De là ils nous ont amenées dans une salle sur le toit, on s’est assis, ils nous ont raconté la réunification de la Corée et l’histoire de celle-ci (Je vous avoue, je ne me souviens pas très bien des détails, ils étaient pressés et on arrêtait pas de blaguer, maintenant avec le recul, je me dis qu’ils ont dû nous trouver lourdes haha). On a dû donner nos noms et nos dates de naissance qu’ils ont écrits sur un papier afin de le brûler lors de la cérémonie (?????????? Cérémonie ?????? On a cru à une mauvaise interprétation de leur terme anglais). Dans la méfiance, Fanny a donné un faux nom. (Mais pas nous, pour aucune bonne raison haha).

On nous a pressées vers une autre salle que l’on a traversée. Dedans, des étrangers en Hanboks en train de se lever, s’abaisser et faire une sorte de révérence. Dans la salle suivante, la fille qui nous accompagnait nous a expliqué qu’il ne fallait pas faire de bruit et qu’on allait pouvoir choisir nos Hanboks (peut-être le seul point positif), et elle nous aiderait. Mais d’abord, il fallait se déshabiller là tout de suite maintenant (On restait encore pudiques entre nous … Jusqu’au jour où nous sommes allées au Spa ensemble, mais ça c’est une autre histoire.) On s’est exécutées en gardant nos t-shirts quand même, prétextant que le tissu du Hanbok pouvait nous causer des démangeaisons.

Après nous être changées, elle nous a appris, en vitesse car nous étions très très en retard et ils étaient déjà à un peu plus de la moitié de l’activité/cérémonie, à faire la révérence/prière pour les dames. Aucune de nous n’y est arrivée. Du coup elle nous a montré celle des hommes, qui était plus facile. Elle nous a expliqué que l’on avait pas le droit de parler, de lever la tête, et que l’on devait suivre les autres quand ils “priaient”. Elle nous a ensuite lancées dans la salle rassemblant tous les étrangers en Hanboks, et nous a placées. Puis on s’est exécutées, perdues : On s’est abaissées au moins dix fois au son de leur chant. A plusieurs moment, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder autour de moi et donc de regarder plus haut que je ne le devais. On m’a plusieurs fois rappelée à l’ordre de baisser le regard. On a aussi rappelé à l’ordre quelques une d’entre nous qui chuchotions. Fanny et moi avons bien failli attraper un fou rire en se regardant lors de nos premières relevées.

Après ce rituel, nous avons été placées en cercle autour d’un feu. Là ils ont brûlé nos papiers, et puis il y a eu un petit moment où l’on a pu prendre des photos ensemble. On s’est rendues compte qu’il y avait d’autres francophones et ils nous ont raconté que l’on était vraiment chanceuses d’être arrivées assez tard car cela faisait au moins vingt bonnes minutes qu’ils étaient occupés à faire les mêmes révérences. On a compris qu’ils ont aussi été attirés de la même manière que nous.

Avec mon petit groupe, on a très vite discuté en français. Il fallait partir vite. Nous avons prétexté le fait d’avoir un rendez-vous avec d’autres amis, et que l’on était déjà en retard. Je leur ai montré un message (en français haha) pour appuyer mes propos. Ils nous ont dit “Oh dommage, nous voulions manger avec vous. Mais on va vous raccompagner !”. (Avant cela on a eu le temps de prendre des photos de nous en Hanboks, mais après un problème de téléphone portable, on les a perdues).

Ils nous ont effectivement raccompagnées jusqu’au métro, que nous avons pris pour rentrer chez nous. (Ou faire une petite sortie à Myeongdeong, je ne me rappelle plus trop).

Et c’est la dernière fois que nous entendions parler de ces deux jeunes personnes qui nous ont abordées dans la rue pour une expérience unique.

(SPOILER ALERT : NON, VOICI TOUT DE SUITE LA DEUXIÈME PARTIE)

Après cet “incident”, on a pu profiter de notre semaine à Séoul avec Fanny. Quand nous sommes parties pour Busan, celle-ci finissait ses vacances en Chine. Après Busan, Daegu, et puis retour sur Séoul.

Nous nous promenions à Hongdae, et en marchant, Hanie nous a interpellées :  “Heu, c’est pas la fille qui nous avait abordée la première semaine ?”. Et oui, de loin, on pouvait reconnaître celle qui nous avait pourtant dit qu’elle venait d’Incheon et ne venait que de très rares weekends dans la capitale. Ce jour-là elle était accompagnée d’une fille plus jeune qu’elle. Et devinez avec qui elles tenaient une conversation ? Des touristes. Ayant vécu l’expérience, et voulant éviter une heure de prières alors que l’on te promettait une expérience culturelle sympa avec d’autres touristes (Oui, c’était plus ou moins le cas mais c’était pas du tout fun), nous nous sommes approchées derrière les deux recruteuses. Elles tenaient à peu près le même discours que l’on nous avait servi. Nous avons donc, derrière le dos des deux coréennes, fait des signes aux deux touristes de ne pas y aller. Nous sommes vites parties avant que l’on nous reconnaisse telles de fières superhéroïnes incognitos.

Suivant cela, une vive discussion entre nous. Nous avions donc été trompées ! Ils ne venaient pas que “rarement”, nous en étions sûres. Nous avons donc tapé des mots-clés sur Internet et DUNDUNDUN. Nous avons découvert qu’il s’agissait d’une secte appelée Daesun jinrihoe (대순진리희).

daesun jinrihoe
Leur emblème.

Ils ont une vision différente de ce que l’on pense du karma et essaient d’attirer les étrangers dans l’espoir de propager leurs idéologies dans nos pays. Apparemment ils demandent aussi à ceux qui ont suivi la prière et le repas de ne pas parler de ce qui s’est passé pendant cent jours, et de ne pas partager sur les réseaux sociaux les photos prises du lieu. Souvent, ils essaient de demander de l’argent à la fin de la cérémonie, quand vous mangez avec eux, afin de les aider. Apparemment on s’est enfuies avant. Et c’est courant. Pourtant nous n’avions jamais été prévenues de ce phénomène.

Les derniers jours à Séoul nous ont confirmés que c’était bien un coup monté pour attirer les jeunes touristes naïfs et naïves (comme nous) en leur promettant une expérience culturelle avec d’autres étrangers (et des HANBOKS, n’oubliez jamais ce mot-clé.) : Plusieurs fois, et ce, dans la semaine (pas que le week-end), on a pu apercevoir des binômes aborder des étrangers. Des fois nous reconnaissions l’une ou l’autre personne, que nous avions pu voir pendant notre “rituel”. A chaque fois, nous essayions de prévenir discrètement ces touristes de ne pas y aller.

Il y a quand même un jour où, je l’avoue, j’ai failli me faire avoir ENCORE UNE FOIS. C’est qu’ils ont un don pour la papote. Je marchais avec ma soeur à Hongdae (ils ne sont qu’à Hongdae j’ai l’impression). De loin et très vite, on peut passer pour des locales, du coup cette jeune femme est passée à côté de nous en contresens. Par contre elle a pu nous entendre parler français, et là elle s’est retournée en mode “Excusez-moi, savez-vous où se trouve la sortie de métro 6 de Hongik University ?”

Je réponds donc, ne me doutant même pas pourquoi une coréenne me demande une information sur Séoul alors que je ne suis clairement pas du coin, “Oui oui attendez ! C’est par là je pense, suivez-moi.” Ce à quoi elle me répond “Oh pas besoin” (????? POURQUOI TU ME DEMANDES SI TU NE VEUX PAS SAVOIR ??????). J’ai appelé  Nath et Hanie et là cette dame s’est exclamée “Ah vous êtes plusieurs amies ?”. Hanie est arrivée et nous a dit en français “Les gars, vous remarquez pas que c’est encore une recruteuse ?”. C’est là que ça a fait tilt dans ma tête. On s’est excusées vite fait car elle commençait à nous poser des questions et à sympathiser (et sa sortie de métro lui est sortie de l’esprit). On lui a dit qu’on était pressées et qu’on avait des choses à faire, et avons pris nos jambes à nos cous.

C’était vraiment notre dernière rencontre avec une recruteuse puisque nous nous envolions le soir-même vers la Belgique. Cela nous a fait une bonne anecdote à raconter à nos ami.e.s, mais aussi un petit article à vous faire partager. On vous prévient, si vous envisagez de voyager sans personnes “locales”, de faire attention à ce genre de chose, même s’il ne nous est rien arrivé de grave. Ce n’est pas leur idéologie que nous n’aimons pas mais bien leur façon d’appâter les gens. On se sent piégé dans quelque chose qu’on nous a caché.

Après si votre kiff c’est de vous incliner et vous relever comme dans un exercice de gym sans pouvoir lever le regard ni parler, sans savoir quel est le but du rituel, pendant trente bonnes minutes (et croyez-moi, nous y sommes restées que cinq mais elles nous ont parues très longues), alors foncez vers ces “recruteurs et recruteuses”, ils vous accueilleront les bras ouverts. Et le portefeuille aussi.

Ecrit par Léna
Corrigé gentillement par Fanny ! 

Fashion Week de Séoul : Les tendances

Et nous revoilà enfin pour la troisième et dernière partie sur cette Fashion Week. On va y aborder les tendances qui ont été remarquées de part les défilés et les streetstyles, ainsi que quelques phénomènes observés en Corée qui commencent à prendre de l’ampleur.

Les couleurs phares pour l’été 2018 :

L’orange
L’orange flash des triangles de dangers créée une forte affirmation lorsque cette couleur est associée au noir ou au bleu marine. Tout aussi bien porté en streetwear ou pour un look beaucoup plus “dandy”, cette couleur se retrouve partout. Très répandu pour les vêtements d’extérieurs (vestes etc…), elle a aussi été remarquée sur des tricots, sweatshirts et autres hauts.

 

Le bleu électrique
Le bleu cobalt a été une couleur clé des différents défilés lors des saisons précédentes et continue d’être spottée à travers des produits d’Asie. Il est très populaire pour les vêtements d’extérieurs. Le bleu associé au noir donnera un effet beaucoup plus sportif.

 

Le rouge (et noir)
Pour cette saison, les tons rouges qui ont toujours été populaires en Asie, ont vus leurs préférences en matières de streetstyle reflèter l’importance de la dynamique des nuances vue sur les défilés. Le rouge devient très puissant lorsqu’il est combiné au noir. A la base très répandue pour les tissus tissés, il devient maintenant très populaire pour les pièces en jersey.



Les imprimés :

Les carreaux retravaillés
Carreaux, Tartans, Princes de Galles, … ces imprimés, qui ont une connotation assez “traditionaliste” sont réutilisés pour des costumes plus excentriques, et donne un sens plus classique aux tenues plus urbaines. Le lifestyle d’aujourd’hui demande une aisance de mouvement, d’où l’utilisation de ces tissus dans une matière plus légère que ce que l’on avait l’habitude de voir.

Les pièces phares :

Les trench coats
On a pu voir des milliers de trench coats défiler à l’intérieur du DDP (Dongdaemun Design Plaza) et en dehors. Longs et classiques, ou encore déstructurés avec des épaulettes pour un look plus traditionnel. Le trench apporte la touche finale à une tenue basique ou à une silhouette plus sophistiquée. Les couleurs les plus utilisées sont les plus classiques, sable et gris clair.

Les perfectos
Ils sont de retour et ce depuis trois ans. Des pièces parfois oversized, jetées sur des tenues propres pour une touche plus “rock” et qui dédramatisent la silhouette.


Les costumes “baggy”
Il y a un renouvellement d’intérêt pour les pièces de tailleurs. Avec l’influence des 90’s, ceux-ci reviennent en force avec un nouveau twist pour cette nouvelle génération : Les costumes sont coupés larges sur le corps, le pantalon est très souvent taille haute.

 

La veste en jeans décontractée (et customisée)
Les grosses vestes en jeans oversizes reviennent. Elles sont tombantes aux épaules, ou des fois avec manches raglans pour un effet plus sportswear. Ceux-ci sont parfois customisés avec des broderies ou applications DIY.

Pantalons à détails
Depuis quelques saisons de nouveaux effets et ajouts de détails sont disponibles et à la mode pour les denims et pantalons en tissus : Les coutures sur les côtés permettent d’ajouter un tressé de cordes, un galon sportswear (Coucou Off-White), etc…

Jeans retroussés
On avait pu l’apercevoir quand It G Ma est sortie avec le jeans de KOHH.kohh
Les jeans retroussés à 20 cm de hauteur laissant apercevoir les coutures envahissent les rues de Séoul.


Styles complets :

Sport and Street
Du sportswear aux couleurs vives sur les jerseys. Des imprimés avec une inspiration du domaine du motocross et la réinvention de pièces rétros avec une nouvelle palette de couleur, tantôt couleurs primaires, tantôt mix de couleurs inattendu. Cela fait un petit moment que l’on voyait le retour du jogging en tant que pièce de tous les jours, et il est toujours là, avec des couleurs et imprimées beaucoup plus osés.


Athlétisme de luxe (Athleisure)

Des pièces étiquettés sports comme des joggings, sweatshirts, des anoraks, shorts et baskets, avec un côté “sartorial” et premium grâce à une palette de camel, caramel, olive et gris ardoise.

Look studieux
Le look d’étudiant en uniforme londonien (style Ivy League) ou alors ceux des universités privées avec une attitude rétro. Blazer er cardigan, chemises oversize et ensembles jupe/veste accordés ont pu défiler dans les rues de Séoul.

Summer goth
Il y avait il y a quelques années le health goth (Le gothique sportif dirons-nous haha), et maintenant il y a le gothique d’été. Influence Punk goth avec un renouveau plus contemporaine et des nouvelles proportions pour le volumes. On vois aussi des superpositions de nouvelles matières comme l’organza, pour un effet transparent, ainsi que des fishnets qui sont apparus en masse depuis un an.  Les harnais, chaînes et les ajouts de faux piercings sont souvent essentiels pour compléter la tenue.

Mix n Match
Différents vêtements dont on a assemblé les parties ensemble, comme pour le défilé de Charm’s. Les chemises bi-imprimés,  les vestes en différentes matières. Beaucoup de possibilités dans les fusions des vêtements pour une pièce originale.

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 De manière générale, on peut observer deux grands courants bien distincts parmis le show et le style de la rue: d’un côté, un retour au tailoring avec des lignes classiques retravaillées dans des volumes oversizes et plus contemporains. De l’autre, l’influence de design étranger telle de que Demna Vasalia (Balenciaga, VETEMENT) et Virgil (OFF WHITE) dont le style streetwear influence beaucoup la génération 2.0.


Pour terminer notre série sur la fashion week de Séoul (toute les bonnes choses ont une fin), nous voulions aborder avec vous un phénomène de plus en plus répandu en Corée du Sud :

Les influenceurs enfants.

Une des grandes découvertes de cette fashion week de Séoul est l’affluence des “kids influenceur”. Entre les anonymes, kids instagrameurs et enfant de youtubes, ces nouvelles célébrité de moins de douze ans sont les chouchous des streetstyles.

En effet, ceux-ci sont bel et bien déjà présents : Zooey Miyoshi, Farouk James, Olive Elise Abercrombie, Dainty Diva, ou encore Tyler Huan.


Mais à cette Fashion Week de Séoul, certains enfants, mieux sapés que certains adultes (et certainement moi, vive la pauvreté), se sont fait photographier à l’extérieur du Dongdaemun Design Plaza. Certains d’entre eux en tenue streetwear à la pointe de la mode, mais rendus adorables par leurs tailles miniatures, font la file pour être pris en photo, accompagnés de leurs parents à proximité.



Mais d’où vient cette vague d’enfants modèles ?


sieunloveBeaucoup de marques “d’extérieurs” ou sportives qui, à priori, n’avaient pas de gammes “enfants”, se voient en développer une petit à petit depuis les années 2008. Pour promouvoir celles-ci, il y a des sponsorships qui se créent donc naturellement vers des comptes Instagram connus, tenus souvent par les mères de ces enfants. Celles-ci y voient aussi un moyen d’exposer leurs “talents créatifs” mode par un médium adorable qu’est leurs enfants. Beaucoup d’équipe marketing reprennent ou photographient elles-même ces enfants portant les marques cibles. La Corée du Sud e
st l’endroit idéal pour ça, à cause de l’expansion rapide du marché des vêtements d’enfants.
yj079084 et lovyjay

Nous voulions aussi citer Han Hyunmin, qui depuis une petite année a déjà fait parler de lui. Les réseaux sociaux n’ont d’yeux que pour lui, même si ce n’est que sa troisième Fashion Week. Née d’un père nigérien et d’une mère coréenne, il s’est fait repéré l’année dernière à l’âge de quinze ans par une agence de mannequinat (la SF Model X Entertainement) et a ensuite réussi à grimper les échelons dans une société pourtant assez fermée au niveau des canons de beautés, et où la mentalité est encore un peu en retard au niveau de la multiculturalité. Depuis, il enchaîné les apparitions, donnant des interviews pour Vogue,défilant pour « Heis es Heich », photographié pour le magazine japonais GQ, le magazine Bling, Duiro, etc…


Peut-être que justement voir un métisse dans les médias de masses, en tant que mannequin (donc un canon de beauté), qui plus est de descendance africaine, permettrait, au fur et à mesures, d’ouvrir d’autres moyen de penser et changer cette idéalisation de la peau “blanche”. En tout cas, nous lui souhaitons encore plein d’autres contrats et de notoriété !

Et vous, quelles tendances ou pièces phares vous préférez ? Que pensez-vous de cette « exhibition » d’enfants sur les réseaux sociaux ? Et surtout, que pensez-vos de Han Hyunmin (Don’t say no more, nous avons la réponse : il est canon).

Ecrit par : Hanie and Léna
Crédits Photos : WGSN.com ; VOGUE.com ; MUTZINE.me ; Highsnobiety.com

*We don’t own any picture

Fashion Week de Séoul : Les défilés

Aujourd’hui, nous allons continuer la seconde partie sur cette Fashion Week de Séoul 2017 ! On vous parle maintenant des différents shows (pas tous, sinon on y est encore le mois prochain) qui nous ont marqués (et qui ont aussi marqués certains médias de mode !)

Le premier jour, on a pu voir les pièces de Kim Ji-woong, designer d’ « Anti Matter » : Une piqûre de rappel aux années 80 avec des imprimés à carreaux, couleurs néons et graphismes typiques post-internet, mélangée au streetwear de nos jours.

 

Le lendemain (mardi),  “on show” (donc défilé à Dongdaemun Design Plaza !) : Han Hyunmin de « Münn », qui a l’habitude des costumes en lainage superbement taillés, a voulu expérimenter avec la soie, la rayonne et des drapés pour cette collection.


« Pushbutton », la marque de Park Seunggun a fait défiler des silhouettes féminines aux couleurs des années 80 (vous l’aurez compris, cette Fashion Week, ce sont les 80’s à l’honneur).

 

“Off show”, nous retrouvons la collection très attendue du label « R.Shémiste » du duo Jiyeun Won et Jooho Lee. R.Shémiste s’est démarqué cette année grâce à son originalité. Des pièces sportswear tout droit sorties des années 90 mixés à des éléments de coutures.  Chaque année, les créateurs utilisent un symbole récurrent dans les différentes pièces sensés symboliser un message. La saison dernière, c’était une épingle de sûreté (=protection). Pour cette collection, c’est le mousqueton que l’on retrouve partout (= sûreté et connexion). Du classique mixé à de l’excentrique.

 

Défilant aussi « off show », notre petite favorite : Minju Kim  (On vous préparera un article spécialement dédiée à elle) ! Elle a réinterprété cette année la poésie de Baudelaire , et en a créé sa collection “Feral Princess”, faites de “gravures” graphiques et broderies.


Mercredi, « Blindness », une marque crée par le couple Shin Kyu Yong and Ji Sun, faisait défiler une fusion entre des robes de cours de la Renaissance et le glam rock des années 70. Cette collection SS18, appelée « Young and Beautiful » (littéralement : Jeune et Beau), était très attendue dans le monde de la mode; le couple de designer ayant été les semi-finalistes du LVMH 2017 Fashion Awards. Contrairement à la vague des années 80’s frappant les stylistes sud-coréens, « Blindness » fut un vent de fraîcheur romantique, ayant même « ‘l’audace » d’utiliser des tons sombres pour une collection printemps/été.


Le jour suivant, Jinwoo Choi and Yeonjoo Koo et leur label « Jkoo », connu pour la réinvention du sportswear avec des détails romantiques : Ils ont cette fois utilisé une palette de couleurs limitée au noir, blanc, gris clair et rose. Cela permet par cette limitation de tons d’expérimenter une plus grande variété de textures et silhouettes.

 

A la tête de « Charm’s », Yohan Kang, qui a divisé son défilé en deux parties : Une première partie avec une tendance assez présente en Corée : “le déséquilibre”. Les pièces présentées sont en fait deux parties de types de vêtements différents (exemple : un demi bomber et un demi blazer cousu ensemble pour créer une seul et même vêtement). Si ce n’est pas deux vêtements différents, c’est alors un jeu de deux types de tissus/couleurs/imprimés différents. Une deuxième partie en collaboration avec Kappa, beaucoup plus sportswear (logique.)

 

Pour la fin de cette Fashion Week, on vous a sélectionné sur les huits créateurs défilant ce jour-là, nos quatre favoris.

Myoungsin Lee avec « Low Classic », qui avait pour but d’évoquer le voyageur asiatique. Il y a là beaucoup d’imprimés folkloriques traditionnels et un sentiment très nature avec des tons très doux, parfois réhaussés par des touches de couleurs plus vives.

Noah Nam , créateur de « Nohant »,  a défilé des pièces aux couleurs des scénarios de printemps et d’été avec des mélanges de tissus et une utilisation de couleur improvisée. Un besoin de mettre en avant le processus de fabrication du design, plutôt que la pièce finale finie.

 

Le designer Ji Youn Lee et sa marque « Jyarret »Sa collection “Dear Little mermaid” dont le style vise assez bien le business des idoles avec ses imprimés, et apparemment, cela marche assez bien vue le nombre de célébrités portant ses créations pour assister à cette Fashion Week !

 

Et pour finir, “Beyond Closet”, la marque de Taeyong Ko, a sorti sa collection SS18 “Bonjour stranger”. Il a voulu exprimer la jeunesse face à de nouvelles expériences, la curiosité qui s’en dégage, ce qui a donné un mélange de silhouette testant une palette de couleur très large ! Avec sa touche personnelle : Les imprimés décalés. C’est avec cette collection que se sont terminés les défilés au Dongdaemun Design Plaza !

 

C’est ainsi que se termine cette rétrospective des défilés sélectionnés pour vous !

On vous retrouve pour la troisième partie de cette Fashion Week 2017 dans quelques jours. On y abordera notamment les tendances qui sont ressorties durant cette semaine de défilés et streetstyle intensive ! Stay tuned !

Fashion Week de Séoul: Introduction

Cette année, du 16 au 21 octobre, a eu lieu la Fashion Week de Séoul. Bien qu’elle ne soit pas une des plus anciennes et importantes des Fashion Week ( The Big Four : New York, Londres, Milan, Paris), celle de Séoul ne cesse de grandir. Une des raisons de cette expansion est l’intérêt qui ne cesse d’augmenter pour le pays et sa culture (Hum hum Hallyu Wave).

Leurs nouvelles invitations vers le monde entier à assister au show et une traduction des informations en anglais (qui était inexistante au tout début) à fait que cette Fashion Week au départ assez locale,fermée et peu connue du grand public, s’est transformée en un événement internationalement attendu.

(Notez que cette année, le nombre d’acheteurs et journalistes chinois a fortement baissé à cause des derniers événements – le boycott de la Chine envers les produits, émissions et voyages groupés vers la Corée du Sud en réponse au déploiement d’un bouclier anti-missile- , d’où une ambiance très différente et presque tendue pour 2017.)

La Seoul Fashion Week  a lieu deux fois par an : en octobre pour les collections printemps/été et en mars pour l’automne/hiver. Chaque année, le Dongdaemun Design Plaza est pris d’assaut par des fans de mode, espérant être pris en photo, ou prendre en photo quelqu’un d’intéressant.

 

La foule durant la Fashion Week et les innombrables personnes qui se font photographier


Les collections hommes et femmes sont présentées au même moment, contrairement aux autres Fashion Weeks. Elle est aussi divisée, pour chaque “saison”, en trois catégories :

The Seoul Collection : C’est la catégorie haut-de-gamme et là où défileront les meilleurs stylistes coréens.

Generation Next : Pour les stylistes qui ont moins de cinq ans d’expériences en tant que marques indépendantes, et qui ont déjà travaillé pendant un an. C’est une énorme opportunité pour ces marques d’être propulsées sur les podiums.

The Seoul Fashion Fair : C’est une exposition pour les marques coréennes de fast fashion.

Les défilés lors de la Seoul Fashion Week, ne se font pas qu’à l’intérieur du Dongdaemun Design Plaza. Les organisateurs de l’événement ont aussi pour intention de faire découvrir d’autres lieux de modes importants de la ville. Certaines marques défilent donc “off-show”, dans des endroits aménagés spécialement pour l’occasion. Plus intimistes, ces ateliers, concept stores et autres valent vraiment le détour pour les amateurs de modes underground (Je parle de toi R.Shémiste).

Cette année, les marques “streetwear” sont encore les favorites du public séoulite, mais aussi des célébrités coréennes, qui ont été vues arborant des pièces des designers présents durant toute la semaine. 

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NCT portant du Jyarret pour assister au défilé de celui-ci
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NCT avec des pièces de la collection KYE (la marque soeur de Charm’s)

Une autre stratégie mis en place par les marques, qui invitent ces personnes influentes, généralement assises au premier rang de leur défilé.


Bien sûr, il y a aussi ceux qui sont amis avec les stylistes et qui sont donc là pour les soutenir. Par exemple Gong Hyo Jin qui est venue assister au défilé de PushButton pour soutenir son ami de longue date.

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Gong Hyokin avec un trench réversible Pushbutton

Voilà c’est tout pour maintenant ! On vous retrouve prochainement pour la suite. Elle concernera les marques et créateurs qui ont défilés à cette Fashion Week !

Stay tuned !

« Ceux qui se cachent derrière les MV » – Graphic Surgeon

Dans l’univers de la Hallyu, les visuels jouent un rôle important pour attirer et captiver l’attention des spectateurs. Les émissions, pubs, MV (Music video) et autres contenus, sont tous réalisés par des petits génies du graphisme pour promouvoir les artistes et autres produits. Ces ingénieurs de l’image utilisent leurs compétences pour proposer des contenus créatifs et originaux, en accord avec certaines tendances.

Aujourd’hui je vous fais découvrir une de ces artistes qui fait partie de mes préférés : Graphic Surgeon.

Graphic Surgeon, ou Song Eun Hee de son vrai nom, est une designer et directrice artistique basée à Séoul. Elle a travaillé de 2012 à aujourd’hui au sein de la société de production Digipedi où elle a réalisé divers contenus: : clips vidéo, publicités, contenus interactifs, …
Si vous regardez des programmes sur Mnet, vous avez sans doute déjà vu les jingles qu’elle a réalisés pour la chaîne.

Par son pseudo, elle se définit comme un médecin qui diagnostique et traite les défaillances graphiques. Grâce à son esprit complexe et sophistiqué (c’est elle qui le dit, pas moi hein), elle apporte des solutions à tous ses clients.

La jeune femme a su, durant son parcours, développer plusieurs domaines de compétences : 2D et 3D, Motion graphic, Broadcasts (émissions), contenus interactifs, clips musicaux,…
Mis à part Mnet, elle a aussi réalisé du contenu pour des compagnies telles que Samsung, CJ&EM ou encore Ferrari.

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Campagne Publicitaire pour Ferrari –

Pour ma part, Graphic Surgeon, et plus généralement Digipedi, ont réalisé les MV qui m’ont le plus marqués. Bien que tous ses projets soient pour des clients différents, certaines caractéristiques et détails nous permettent de reconnaître le travail de la directrice artistique (durant sa période Digipedi), notamment les fonds de couleurs unies, le style minimalistique, mais aussi :

1/ Les répétitions – Mais où est Charlie ?

MV : I.O.I – « Very, Very, Very » – 2016
Studio: Digipedi

Directeur: Sangwoo Park
Design & Montage : Graphic Surgeon
Photographie : GDW HyunWoo Nam
Client: Mnet & YMC ent

MV: Orange Caramel – « Copycat »
Studio/Directeur: Digipedi

Photographie: ARRICI
Gaffer/Chef Technicien Lumière: VIT
Scène et accessoires: Mylab
Client: Pledis ent.

On remarque ici que la présence des idols est multipliée sur un même plan créant un effet de foule avec une seule personne.

Dans « Copycat d’Orange Caramel, c’est même un des fils conducteurs du MV et fait aussi référence à la série de livre « Où est Charlie ? »

2/ Cerclage – A la loupe

MV: Giriboy – « Hogu » -2015
Directeur: DIGIPEDI (digipedi.com)

Directeur artistique: Graphic Surgeon
Design : Graphic Surgeon
Client: Justmusic Ent.



MV: Lovelyz – « Ah choo » – 2015
MV Studio : Digipedi
Client: Woollim Ent.
Directeur: Wonmoe S. Oroshi. 
Sous-directeur: Graphic Surgeon

Les cerclages ou les « bulles » vides qui mettent en avant un espace de l’image. Dans le MV de Giriboy, on peut voir le rappeur interagir avec d’autres personnes et objets de la scénographie.

Mais aussi par ses palettes de couleurs:

3/ la palette des Néon

CF : Flowerpower avec Dean & Donna – 2017
Studio: Digipedi

Directeur : Wonmo Seong
Montage & Couleur : Graphic Surgeon
Artiste : DEAN
Client : Kolon Sports

Zico
MV: Zico – « I’m you, you are me » – 2016
Directeur: Digipedi
Directeur artistique Graphic Surgeon
Concept : Jumeaux, Doppelganger
Client: seven seasons

4/ La palette des pastels

MV: SEVENTEEN & Ailee – « Q&A » – 2015
Client: Pledis Ent.

Son: Seventeen & Ailee (Q&A)
Directeur: DIGIPEDI
Sous-directeur Graphic Surgeon

CF: LANEIGE – « Let it Shine » 나를 빛내줘 – 2017
Studio : DIGIPEDI

Directeur en chef : Wonmo Seong
Directeur : Graphic Surgeon
Directeur artistique : Mylab / Moon lee
Directeur de création: Minjun Kim
Producteur : Suil Seo, yusik jung
Client : LANEIGE & ADQUA

De manière générale, ces effets graphiques donnent un effet très artistique et réfléchi aux clips. Ils deviennent très agréables à regarder et ajoutent une nouvelle profondeur aux musiques. Le style de Graphic Surgeon est devenu très à la mode et de plus en plus de détails rappelant celui-ci sont utiliser par d’autres studio de production utilisent les méthodes listées ci-dessus pour rendre leurs clips esthétiques. Le plus récent et connu que j’ai en tête pour vous donner un exemple : SVT Leaders – Change up par le studio « VM Project Architecture Film Archive ». Fond uni, esthétique minimaliste, mise en scène assez spéciale, utilisation des néons :

Et vous, vous aimez ce style de plus en plus en vogue ?

Ecrit par Hanie

Crédit :

https://vimeo.com/gsurgeon

http://www.gsurgeon.net/